Née en 1970, Valérie Vaubourg vit et travaille à Lille. Elle participe à de nombreuses expositions en France, et est accueillie à la Malterie dans un atelier depuis 2002.
Les propositions de Valérie Vaubourg supposent que notre vision de la réalité, notre conception de la normalité, l’acceptation de la violence quotidienne, soient constamment suscitées et influencées par l’image et le langage. Quotidiennement, s’étalent, dans les médias, alternance et porosité d’images de nature et de contextes distincts, qui pourtant participent des mêmes circuits médiatiques. Images servies par une même puissance qui nivelle le sens : confusion du cliché publicitaire et de l’image de la violence.
Elle présente La vie en rose, en 2004 où de honteuses scènes de violences policières investissent les murs au moyen du délicat dessin d’une toile de Jouy, insoupçonnable trame décorative rose et blanche. Ailleurs, c’est le camouflage militaire qui est rejoué avec des silhouettes de soldats abattus, comme pour rendre son sens véritable à un imprimé devenu un classique de la mode (Pour vivre heureux, restons cachés, 2007).